
Avec ou sans Benoîte, Maxime s'est produit sur toutes les scènes de la Réunion. Il a interprété plus d'une centaine de textes (séga, maloya, romances) qui sont majoritairement de lui ou des plus grands auteurs réunionnais tels que Georges Fourcade, Antoine Nativel, Pierre Vidot, Jean Albany… Il a été accompagné par toutes les générations de musiciens de la Réunion : depuis Loulou Pitou, Jules Arlanda, Claude Vinh-San, Narmine Ducap, Le Club Rythmique, les Soul-Men, en passant par Henry-Claude Moutou, Alain Mastane, Ti-Fock, etc. Il a chanté avec pratiquement tous les chanteurs de l'île : des anciens comme Madoré , mais aussi Jacqueline Farreyrol, La Troupe de Bernadette Ladauge, Tropicadéro, Ziskakan, Laurence Beaumarchais…
Dans les années 60/70, l'intro de la chanson « Madina » , avait été choisie comme indicatif de l'ORTF, de sorte que chaque matin pendant des années, La Réunion s'est réveillée au son de ce séga de Maxime Laope.
En plus de cette carrière bien remplie dans son île natale, Maxime a eu l'occasion de représenter La Réunion à l'extérieur :
- A plusieurs reprises à Maurice, notamment au sein de la Troupe « Bourbon i cause, Bourbon i chante » , dans les années 70.
- Aux Seychelles pour la fête de l'indépendance en 1976 : il a chanté devant la famille Royale d'Angleterre conviée à cette manifestation.
- En 1991, il est l'invité d'honneur des fêtes du 1 er mai à Rodrigues.
- En 1992, « La rosée tombée » est interprétée par le Steel-Band de Trinidad.
- En 1996, il participe à une grande tournée au Canada et aux Etats-Unis avec la Troupe Séga-Séga.
- La même année, reçu au Sénat, il interprète « Ti fleur fanée » devant cette illustre assemblée.
Autres cordes à son arc : membres de plusieurs chorales, dont la chorale grégorienne de l'église Saint-Jacques ; comédien : il a joué à plusieurs reprises dans « La passion du Christ » avec la Troupe Saint-Jacques ; dans « Les gouverneurs de la rosée » de Jacques Roumain, sous la direction de Julienne Salvat, dans « Le Barbier de Séville » avec la Troupe Vollard ; il a également tourné plusieurs publicités, ainsi qu'un court-métrage avec RFO.
Il a souvent chanté pour des causes humanitaires ou caritatives : pour les enfants de La Ressource, pour les malades de la Léproserie de La Montagne, pour les victimes de famine à Madagascar… Il a participé au CD « SolaSida » au bénéfice des associations de lutte contre le sida, et jusqu'en 2002 au collectif des artistes pour les sinistrés du cyclone Dina.
Cette carrière exceptionnelle a été couronnée officiellement en 1997 : Maxime a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur par le Président de la République. Il a enregistré plus de 80 disques : 78T, 45T, 33T et CD. A son répertoire également un fonds inépuisable d'histoires, de contes et de proverbes qui font partie du patrimoine culturel réunionnais.
Autre facette moins connue de cette personnalité : Maxime a été en son temps un fervent sportif, qui a pratiqué le foot, et l'athlétisme dans différentes équipes de la ville.
En 1999, est paru aux éditions Grand Océan, un livre intitulé « Maxime Laope, un chanteur populaire – Souvenirs, textes et chansons ». |